☕ Bonjour ! Nous sommes le jeudi 11 mai.
Les titres du matin | Le maire de Saint-Brevin-les-Pins démissionne, déplorant le « manque de soutien de l’Etat » après l’incendie de sa maison, sur fond d’installation d’un centre de demandeurs d’asile — « L’Etat semble endormi », pointe (aussi) la contrôleuse des lieux de privation de liberté dans un nouveau rapport sur les conditions d’incarcération des détenus — L’Assemblée vote l’obligation d’accrocher le drapeau européen au fronton des mairies de plus de 1 500 habitants, le texte doit être examiné par le Sénat.
A suivre aujourd’hui | Macron précise cet après-midi les grands axes de sa stratégie de réindustrialisation.
🗞️ REVUE DE PRESSE
▪ La réindustrialisation, justement, passe par des relocalisations, mais celles-ci sont « beaucoup moins nombreuses qu’attendues », note Le Parisien. L’année 2021 avait marqué un sursaut après le Covid, mais « le soufflé est retombé, d’un seul coup ». Les experts espéraient plus d’une centaine de retours en France en 2022, mais le baromètre du cabinet EY n’en compte que 44. La faute, notamment, à l’explosion des coûts de l’énergie. Et pendant ce temps, les Etats-Unis (où l’énergie reste peu chère) attirent les usines à coups de milliards de dollars de subventions vertes.
▪ Emmanuel Macron lance des perches dans un long entretien à Challenges. L’interview porte sur sa politique économique, mais le président « ni de droite ni de gauche » (et sans majorité absolue) en profite pour faire des appels de phare… à la droite et à la gauche. « Vous avez deux partis de gouvernement à gauche, socialistes et écologistes. Ils ont fait le choix de s’aligner, à des fins électorales, sur un mouvement qui, lui, n’a rien d’un parti de gouvernement. Si le PS et EELV sont prêts à s’inscrire dans une démarche constructive nous y sommes prêts. Tout comme pour LR, comme je l’ai déjà dit. » Sur les retraites, ça n’a pas marché.
🔎 MORCEAU CHOISI
Alors que le ministre de l’éducation, Pap Ndiaye, doit annoncer aujourd’hui des mesures pour la mixité sociale et qu’un protocole a été signé avec l’enseignement catholique, le sondeur de l’Ifop Jérôme Fourquet explique dans L’Opinion que la vieille guerre entre le public et le privé est un schéma dépassé, remplacée « par une ligne de fracture beaucoup plus verticale et socio-culturelle », entre ceux qui ont les moyens d’inscrire leurs enfants dans le privé et les autres. La preuve, ces nombreux parents de gauche qui font le choix du privé :
“Des parents nés dans les années 1980-1990, générations qui ont aujourd’hui des enfants en âge scolaire, les mettent dans le privé alors qu’ils avaient eux-mêmes fait leurs études dans le public et qu’ils sont de gauche. Ce sont des CSP+, très sécularisées, qui ont imprimé cette tendance. Le paysage scolaire français commence à ressembler à celui de la Grande-Bretagne, où la fréquentation des écoles est largement gouvernée par l’appartenance à une classe sociale. Ce mouvement est une illustration de l’archipélisation de la société française. L’école est à l’image de cette société.”
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🤫 LES BRUITS DE PARIS
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