☕ Bonjour, voici votre revue de presse du mercredi 8 janvier
On a vu des scènes de liesse hier soir, place de la République à Paris, où ils étaient quelques centaines à se réjouir de la mort de Jean-Marie Le Pen (Le Parisien). Des rassemblements du même type ont eu lieu à Lyon, à Marseille. Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a condamné : «Rien, absolument rien ne justifie qu’on danse sur un cadavre.»
Quasiment toute la presse fait sa une de la mort de Jean-Marie Le Pen. «L’extrême droite perd son patriarche», écrit Le Progrès. «Une vie à l’extrême», résume L’Est Républicain. «Un monstre politique», titre La Provence.
La presse de gauche l’enterre sans ménagement. «Maréchal, le voilà», rigole Libération. «La haine était son métier», titre L’Humanité. Le Figaro, plus sobre, revient sur «la politique, le scandale et l’Histoire».
La mort de Le Pen a éclipsé les commémorations de l’attaque contre Charlie Hebdo, mais pas à la une de Ouest-France : «Dix ans après les attentats, l’émotion toujours intacte».
Jean-Marie Le Pen sera enterré samedi à La Trinité-sur-Mer, sa commune bretonne natale, après «une messe familiale» selon Le Parisien.
Détesté par beaucoup, adulé par quelques-uns, Jean-Marie Le Pen aura de toute évidence marqué la Ve République par son exceptionnelle longévité politique, soulignée par Le Monde :
«Pendant près de sept décennies, Jean-Marie Le Pen aura traversé la vie publique française avec une longévité que peu de personnes peuvent égaler. Il aura connu la IVe et la Ve République. Aura ferraillé contre Pierre Mendès France, Michel Rocard, François Mitterrand, Jacques Chirac ou encore Nicolas Sarkozy. Il aura aussi participé à deux guerres.»
C’est l’avis du documentariste Serge Moati, qui l’a beaucoup filmé, dans Le Parisien :
«Il bénéficiait du monopole de la protestation, de la provocation, de la mise en scène des pulsions et des fantasmes, il aimait l’ivresse des meetings, les coups de dague et les grands shows télévisés. La vie politique était pour lui comme un roman de cape et d’épée. C’est la grande différence avec sa fille, Marine Le Pen qui, elle, veut le pouvoir.»
Le fondateur de Facebook avait écarté Donald Trump de son réseau social en 2021, après l’assaut du Capitole. Revirement spectaculaire : il vient d’annoncer, dans une vidéo très commentée, qu’il se débarrassait des «fact-checkers» mis en place pour modérer (certains diraient censurer) les contenus considérés comme de fausses informations.
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