☕ Bonjour et bienvenue dans la Sélection du mardi 23 mai.
☑️ LE BRIEFING
Une infirmière poignardée hier à l’hôpital de Reims est morte, annonce le ministre de la santé ce matin.
Borne fixe des objectifs de réduction d’émissions de CO2 d’ici à 2030 : -53% pour le bâtiment, -42,5% pour l’énergie, -37,5% pour l’industrie.
TikTok porte plainte contre l’Etat américain du Montana, qui a promulgué une loi pour interdire l’application l’an prochain.
🗓️ À suivre aujourd’hui | Gérald Darmanin reçoit l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler, menacée de mort pour ses travaux sur les Frères musulmans.
📊 EN CHIFFRES | Ça va coûter bonbon
L’économiste Jean Pisani-Ferry, soutien de Macron en 2017, vient de remettre un rapport sur le financement de la transition climatique, comme le rapporte Le Monde. Et il a chiffré la douloureuse : 34 millards d’euros d’investissement public supplémentaire par an à l’horizon 2030. De quoi financer, essentiellement, la rénovation des bâtiments publics et privés.
Pour payer la note, Pisani préconise un endettement massif (250 à 300 milliards d’euros en plus), mais aussi un « impôt exceptionnel et temporaire » sur le patrimoine financier des 10% les plus aisés. Une sorte de rétablissement de l’ISF dans une version climatique.
Ah oui, au passage, l’économiste balaie le concept de « croissance verte », selon lequel la transition écologique créerait par magie des richesses et des emplois. Il s’agit donc de s’endetter sans bénéficier de retombées positives, sinon une (nécessaire) adaptation de notre mode de vie au réchauffement.
🌐 GÉOPOLITIQUE | Au califat, on ne vieillit pas
« Les leaders de l’Etat islamique ont une courte espérance de vie », constate The Economist. Le dernier, Abou Hussein Al-Qourachi, a été tué fin avril par les services de renseignements turcs dans le nord-ouest de la Syrie. Il avait pris les commandes de l’organisation terroriste en novembre… un mois et demi après la mort de son prédécesseur qui, lui-même, n’a passé que sept petits mois à la tête de l’EI. La dangerosité du poste montre que « l’organisation est affaiblie, mais pas défaite », note The Economist. Les services de renseignements occidentaux estiment qu’elle compte encore entre 6 000 et 10 000 combattants en Irak et en Syrie. Et l’EI essaie de libérer quelque 10 000 prisonniers en détention dans des camps.
...
